Musée diocésain d'art sacré de Mours saint Eusèbe

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Expositions et Évènements


Expositions et Évènements


 

Nouvelle exposition temporaire



"Quand l'art sacré rencontre



la mémoire industrielle :



 La manufacture Argod de Crest"



La "Manufacture de vêtements ecclésiastiques" Argod Frères a été fondée à Crest en 1831. Elle connaît une expansion sous l'impulsion d'Albert Argod avec la diffusion de catalogues qui proposent aussi bien des ornements religieux, de l'orfèvrerie, et des objets de la vie quotidienne. 

Le musée d'art sacré est dépositaire de nombreux objets qui lui ont été donnés à la suite de la fermeture de cette usine (encore visible en partie le long de la Drôme à Crest), dans la deuxième moitié du XXe siècle. La toute nouvelle association du "Musée de Crest" a prêté pour l'occasion des documents iconographiques et des objets en rapport avec cette industrie.

 



Visites commentées  à 15 h :


Samedi 5 avril


Dimanches 6 et 13 avril




Ci-dessous un aperçu de cette exposition



 

Le Musée d’art sacré tente à travers cette exposition de faire revivre Albert Argod (1856-1936) industriel en objets religieux, mais aussi entomologiste et viticulteur. La production de sa Manufacture est évoquée grâce à des objets prêtés par l’association du Musée de Crest, des collectionneurs privés, mais aussi le Musée de Mours qui conserve des dons provenant des héritiers.     


L’OBJET RELIGIEUX AU XIXe s


Le Sud-Est tout entier profite de la soierie religieuse lyonnaise dont l’importance est impressionnante en même temps que d’une main d’œuvre rurale compétente. Le succès mondial de la manufacture Argod à Crest témoigne de cette conjoncture favorable.


  Paradoxalement, malgré cette surabondance, le clergé se préoccupe peu de paramentique (i.e. les textiles liturgiques)

  Quelques ecclésiastiques artistes et archéologues s'y intéressent : le Père Arthur Martin, Mgr Dreux-Brézé, ou Barbier de Montault... Dans les esprits, les vêtements "liturgiques" sont fort peu associés à la liturgie.

  Pour l’historien d’art, l’art liturgique des XIXe et XXe siècles est privé de ses créateurs, ce     qui facilite son dénigrement car on peut le traiter comme une simple fabrication.

   Les vêtements portent rarement une marque, parfois juste une étiquette de papier.

  (Parmi la collection du Musée, une seule chasuble porte une étiquette « Argod ». On ne sait rien des artisans des objets présentés dans les catalogues)  

  L’architecte Viollet-le-Duc impose son nom à quelques pièces de prestige, mais les autres restent anonymes et circulent dans des maisons comme Figaret, Bachelet, Poussielgue-Rusand, Chertier (Voir la salle d’orfèvrerie du Musée pour retrouver ces noms).

  Il semble que les architectes aient cédé des dessins aux bronziers, brodeurs et chasubliers car cette activité est jugée commerciale et déshonorante. 

Les ateliers d’Argod à Crest pratiquent la division du travail habituelle : les hommes taillent, les femmes montent et brodent (voir les cartes postales qui servaient de carte de correspondance avec les clients)


MOZETTE :

Pèlerine boutonnée par devant, couvrant les épaules et les bras. Derrière la nuque tombe un petit capuchon atrophié. A partir du XVIe siècle, elle a remplacé la chape prélatice (« cappa mozza »). Le petit capuchon est un reliquat du chaperon de la chape. 

Elle est portée au chœur par le pape, les cardinaux, les abbés ainsi que par de nombreux chanoines. 

Le mot «CAMAIL» est aussi utilisé en France pour désigner la mozette. 

La boite présentée contient les fiches des cent diocèses de France, avec les patrons pour faire les mozettes des chanoines, avec échantillons de tissus et souvent des annotations sur plusieurs décennies. 


CHANOINE :

 Clerc réuni en chapitre ou collège (d'où le nom de collégiale) pour assurer l'office dans une église. Les chanoines des cathédrales portent un costume particulier . En France, il se compose d'un rochet (sorte de surplis) porté sur la soutane, d'une mozette et souvent d'une croix pectorale. 


Référence : BERTHOD, Bernard et HARDOUIN-FUGIER, Elisabeth : Dictionnaire des arts liturgiques XIXe-XXe siècle, éditions de l’amateur

 




Exposition temporaire " Il est né ... "




Ci-dessous un aperçu de cette exposition



Journées européennes de l'archéologie :


Samedi 14 et dimanche 15 juin,


visites commentées à 16 h



Visites commentées :


En juillet et août 2025,


tous les mercredis et jeudis, à 16 h



Journées du patrimoine :


Samedi 20 et dimanche 21 septembre 2025,


ouverture de 15 h à 18 h


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